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La santé environnementale
L'environnement dévitalisé
L'engagement citoyen
L'Amérique latine : une
source d'inspiration

Texte de présentation

À cause de la mondialisation des économies, le modèle de société occidentale tend à s'étendre à toute la planète. C'est un modèle de développement qui considère trop souvent la nature comme une source inépuisable de ressources exploitables et comme un espace capable d'absorber déchets et produits toxiques jusqu'à saturation. Or l'amincissement de la couche d'ozone, les pluies acides, le réchauffement climatique et les ravages environnementaux causés par l'agriculture industrielle, le déversement de milliers de produits chimiques dans l'environnement, les exploitations minière, forestière et pétrolière, la gestion déficiente des déchets toxiques..., présentent des risques considérables non seulement pour la santé des écosystèmes à l'échelle planétaire, mais également pour la santé humaine.

Depuis que le Club de Rome a sonné l'alarme, en 1972, en nous informant que nos modes de vie étaient sur le point de dépasser la capacité de support de la planète, nous prenons tranquillement conscience des impacts des activités humaines sur l'environnement, sans pour autant modifier nos comportements et modes de vie en profondeur. Sommes-nous vraiment conscients que l'environnement dans lequel nous vivons et que nous détériorons inlassablement contribue à dégrader notre santé, tout en compromettant celle des générations à venir?

Qu'est-ce que la santé environnementale et quels sont les éléments de l'environnement intoxiqué qui contribuent à détériorer la santé? Pourquoi l'engagement citoyen est-il essentiel pour préserver la santé environnementale? En quoi les valeurs et les fondements des sociétés occidentales et de celles dont le mode de vie s'est occidentalisé, contribuent-ils à dévitaliser l'environnement social? Comment cette dévitalisation conduit-elle au repli dans la sphère privée et au désengagement de la sphère publique, phénomène qui à son tour facilite la détérioration de la santé environnementale? Dans ce contexte, pourquoi ne pas nous inspirer de l'émergence de la culture socioécologiste autochtone et d'une gouvernance locale en Amérique latine?

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La santé environnementale



© UQAM/ Éloïse Simoncelli-Bourque (Bolivie)

La Terre est un écosystème dont tous les éléments sont intimement liés les uns aux autres dans un équilibre fragile. Les êtres humains, comme tous les autres vivants et non-vivants, font partie intégrante de cet équilibre. Il n'est donc pas surprenant que les impacts des activités humaines sur l'environnement aient finalement des incidences sur la santé des humains comme sur celle des autres vivants.

 

Alors que les peuples autochtones des cinq continents ont conservé, à travers l'histoire, cette conscience holistique du monde, les peuples occidentaux et les communautés qui ont adopté le mode de vie occidental dissocient depuis l'industrialisation l'être humain de la nature et maintenant, de façon plus marquée que jamais. En effet, l'industrialisation a intensifié l'emprise de l'être humain sur son milieu, car elle a généralisé l'usage de la machine automate, augmenté exponentiellement la production puis son corollaire, la consommation1. Depuis l'avènement de l'industrialisation, nous considérons l'environnement à la fois comme une mine de ressources exploitables et comme un dépotoir, ce qui entraîne l'épuisement de nos milieux de vie.

Bien que nous prenions aujourd'hui de plus en plus conscience de cette réalité, nous nous trouvons prisonniers de notre confort et de la facilité à accéder à tout pratiquement sans effort. La perte des savoir-faire artisanaux (tant en agriculture, en transformation alimentaire que dans la fabrication des habits, la construction d'habitats et le transport) et la raison instrumentale nous confortent dans le « progrès ». Étroitement lié à l'industrialisation, ce « progrès » se résume aujourd'hui à un développement axé sur la croissance économique, trop souvent sans égard à la santé humaine et à l'intégrité des écosystèmes.

Or, le concept de santé environnementale se penche précisément sur les relations entre la santé humaine et la qualité de l'environnement. Le corps humain évolue dans un environnement qui le transcende et le construit. L'air, l'eau, les aliments provenant du sol, font vivre le corps, contribuent à sa croissance et l'imprègnent. Pour Hippocrate (460-377 av. J.-C.), c'était une évidence. Dans son traité Des airs, des eaux et des lieux, il écrit : «Quiconque désire étudier la médecine comme il faut, devra considérer les rapports entre les saisons de l'année, les vents et les eaux, la santé et la maladie.» Cette conception de la santé s'est toutefois déconstruite au cours de l'histoire, jusqu'à ce que John Snow, en 1884, face à une épidémie de choléra qui sévissait à Londres, doive saboter une pompe à eau pour prouver que l'eau souillée de la Tamise en était la grande responsable. On recommence alors à réaliser que l'environnement intoxiqué a des impacts sur la santé. Les travaux de Pasteur (1822-1895) et de Korch (1843-1910), précurseurs de la bactériologie, ramènent l'idée « d'une relation univoque entre un facteur et une maladie 2» avec, entre autres, l'invention du vaccin. Puis, au cours des années 1950, on reconnaît de nouveau que la source des épidémies et le développement de maladies plus insidieuses, comme le cancer, peuvent être multifactoriels et liés à l'environnement.

Les améliorations sanitaires et hygiéniques en Occident ont considérablement accru l'espérance de vie, au cours du 20e siècle. Cependant, les personnes qui meurent aujourd'hui à 80 ou 90 ans sont nées dans les années 1920-1930. À cette époque, les gens mangeaient bio par la force des choses, puisque les pesticides et engrais de synthèse n'existaient pas encore. L'industrialisation naissante avait déjà pollué l'air des villes, mais elle était loin de générer les cocktails de produits chimiques d'aujourd'hui.

On sait maintenant que ce sont les premières années de la vie d'un être humain qui déterminent le plus le niveau de santé dont il bénéficiera tout au long de son existence. On sait également que les toxines auxquelles un jeune enfant est exposé peuvent avoir des incidences beaucoup plus tard. Qu'en sera-t-il alors de l'espérance de vie des personnes qui sont nées après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, plus particulièrement après les années 1960-1970, à une époque où l'environnement a été modifié comme jamais auparavant par les activités humaines : production de dizaines de milliers de substances chimiques de synthèse qui souillent l'eau, l'air, les sols et les aliments; plus récemment, production industrielle d'organismes génétiquement modifiés et de nanoparticules; démultiplication de la quantité de rayons ionisants et non ionisants émis? Seul l'avenir nous le dira... Toutefois, depuis les années 1980, nous constatons une croissance de la fréquence de certaines maladies (les allergies, l'asthme, le cancer, les maladies du coeur, etc.), dont l'origine est attribuable, entre autres, aux modifications anthropiques de l'environnement qui occasionnent une contamination de l'eau, de l'air, des sols et des aliments.

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L'environnement dévitalisé

 


© ACDI-CIDA/ Roger Lemoyne (Haïti)

« L'environnement agit en effet sur la santé à deux niveaux. Il est un "facteur déclenchant" de la maladie par les agressions de l'environnement physique (pollution de l'eau, de l'air et de l'alimentation, bruit, bétonisation des paysages, disparition des espaces verts et des sites) et par les carences de l'environnement social (rupture des communautés, solitude) et de l'environnement spirituel (crise du système de valeurs)3. »

 

Entre la fin de la Deuxième Guerre mondiale et les années 1960, les sociétés occidentales ont vécu de grandes transformations : exode rural, urbanisation, prospérité économique, essor d'une classe moyenne, apparition de la télévision, développement des universités... Le pont vers la modernité s'est fait au Québec avec la Révolution tranquille, qui s'est inscrit dans un mouvement mondial plus vaste pour les uns contre la société traditionnelle capitaliste, pour les autres contre les sociétés trop hiérarchiques voire impérialistes. Mai 68 le Printemps de Prague; la Révolution culturelle en Chine ainsi que d'autres révoltes intellectuelles, étudiantes et ouvrières au Brésil, au Mexique, aux États-Unis, au Japon, en Allemagne et en Italie témoignent de cette remise en question globale du triomphe du capitalisme et de la société de consommation, ainsi que de celles qui entravent les libertés individuelles. À la fin des années 1960 et au cours des premières années de la décennie 70, une effervescence hors du commun anime la vie sociale et politique4, dans le monde occidental. Dans ce mouvement vers la modernité, on place l'épanouissement de soi parmi les valeurs dominantes. Le dessein ultime de la vie est désormais l'épanouissement individuel, la quête du Moi.

Cette période laissera un puissant héritage : « Nous vivons [maintenant] dans un monde où les gens peuvent choisir leur mode de vie, agir conformément à leurs convictions, en somme maîtriser leur existence d'une foule de façons dont nos ancêtres n'avaient aucune idée5. » Pour plusieurs, l'individualisme demeure sans aucun doute la plus belle conquête de la modernité. Toutefois, cette liberté moderne a été conquise au prix de l'abandon des valeurs fondamentales de l'époque, qui plaçaient l'être humain dans un ordre cosmique et imposaient une morale. Coupés de ces horizons cosmiques, « les gens auraient perdu le sens de l'idéal, la perspective d'un but pour lequel il vaudrait la peine de mourir6 ». Pour de nombreux penseurs, l'individualisme appauvrit le sens de nos vies, « nous éloigne du souci des autres et de la société7 » et, par extension, de l'environnement et des générations futures.

La mondialisation des économies et le libéralisme accentuent l'affaiblissement des milieux d'appartenance traditionnels. Sans systèmes de valeurs collectives auxquels se raccrocher, les individus se sentent isolés, marginalisés. L'être humain occidental est donc de plus en plus seul, vit une solitude qui peut se faire sentir tant physiquement que psychiquement, cette dernière résultant du culte de la réussite personnelle et de la dynamique de concurrence qui dévalorisent la solidarité et fragmentent les liens sociaux8. L'environnement dévitalisé encourage alors le repli dans la sphère privée et amène les citoyens à se désengager de la sphère publique.

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L'engagement citoyen

Au cours des dernières décennies, l'adoption de lois et de mesures qui favorisent les entreprises privées, qui deviennent alors de plus en plus puissantes économiquement, fragilise les États, qui ont entre autres pour fonction d'assurer la préservation du bien commun. Il s'ensuit souvent une exploitation de l'environnement sans égard à sa capacité de régénération, au principe de précaution et, par ricochet, à la santé des populations. Dans ce contexte, il ne reste plus que les citoyens, pour veiller à l'amélioration ou à la préservation de la santé environnementale.

Toutefois, dans un environnement dévitalisé, où la majorité se préoccupe essentiellement de ses affaires personnelles, peu de citoyens s'engagent réellement dans la défense de la santé environnementale de leurs milieux de vie et dans la préservation de leurs richesses naturelles. Dans le monde occidental, la participation volontaire et active à la vie collective et plus particulièrement à la santé des milieux de vie mobilise aujourd'hui une minorité de citoyens.

Cette minorité de citoyens engagés tant sur le plan individuel (en intégrant des gestes et des façons de faire écologiques dans leur quotidien) que sur le plan collectif (en créant et en prenant part au débat public) fait face à de nombreux obstacles. D'abord, les associations, les collectifs et autres groupes de citoyens engagés disposent de peu de moyens, par rapport à ceux dont peuvent user les grandes entreprises d'exploitation ou de production. Ensuite, les autorités publiques ont du mal à reconnaître la légitimité des regroupements et associations de citoyens. Non reconnus comme de véritables interlocuteurs, les groupes citoyens voient trop souvent le dialogue rompu.

Les efforts investis par cette poignée de citoyens sont parfois vains ou n'ont pas autant de répercussions qu'ils le souhaiteraient. De manière générale, en Occident, les mobilisations citoyennes socioenvironnementales ne font pas le poids, face aux puissants lobbys industriels. En effet, quand il s'agit d'influer sur des décisions politiques, le poids du nombre et l'intérêt des médias à l'échelle internationale sont probablement les principaux facteurs de réussite ou d'échec.

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L'Amérique latine : une source d'inspiration

 


© ACDI-CIDA/David Barbour (Cuba)

Depuis la dernière décennie, il en va tout autrement, en Amérique latine, où un vent de renouveau favorise une mouvance socioécologiste et l'émergence d'une gouvernance locale teintées des valeurs autochtones. Mais avant de s'attarder à ce nouvel élan, tentons d'explorer dans une perspective historique les sources de ce mouvement que certains qualifient de « grande révolte indienne9 ».

 

Depuis la colonisation des Amériques, les autochtones sont victimes de ségrégations violentes. Dans de nombreux pays, ces communautés ont été complètement décimées, victimes de génocides parfois occultés par l'histoire. Dans certains autres pays, elles ont été marginalisées ou encore acculturées par assimilation. Le racisme était si pernicieux que de nombreux autochtones ont renié leur propre identité et abandonné leur culture. Toutefois, à partir des années 1960 (ou 1980, pour certains pays), les communautés autochtones ont commencé à revendiquer le droit à la dignité, à l'égalité et à la liberté. Elles ont amorcé une lutte pour la reconnaissance de leur culture, de leur mode de vie et de leur territoire, et se sont révoltées contre la discrimination, la domination et l'exclusion. Le mouvement de résistance autochtone en Amérique a pris plus d'ampleur en 1992, à l'occasion du 500e anniversaire de la découverte des Amériques et lors du Sommet de la Terre (Rio de Janeiro). La commémoration des « 500 ans de résistance indigène, noire et populaire » a alors été médiatisée à l'échelle internationale. Au Sommet de la Terre de Rio, on a assisté à l'émergence d'une conscience écologique mondiale correspondant aux valeurs autochtones et confirmant ce que ces peuples ont toujours compris : « La santé et le bien-être des humains sont étroitement liés à la santé de l'environnement naturel et de toutes les formes de vie10. »

Cette grande révolte indienne s'est traduite entre autres par une multiplication des revendications pour la défense du bien commun ou de la souveraineté territoriale, initiées et appuyées non seulement par les communautés autochtones, mais également par les étudiants, les ouvriers et les écologistes de toutes origines. Couplée à une prise de conscience de l'impasse du néolibéralisme, cette révolte a contribué dans de nombreux pays d'Amérique latine à l'élection de partis de gauche ou de centre gauche qui ont par la suite adopté des mesures et des programmes favorisant la redistribution des richesses, l'accès aux soins de santé et à l'éducation, le partage des terres, la nationalisation de l'exploitation des ressources naturelles et la gouvernance locale.

Les mesures mises en place pour soutenir la gouvernance locale accroissent la participation active et volontaire des citoyens à la vie collective. Le budget participatif constitue l'une de ces mesures. L'expérience concluante de la ville de Porto Alegre au Brésil s'est d'abord fait connaître lors du Forum social mondial de 1989, pour ensuite se répandre comme une traînée de poudre partout en Amérique latine. « Dans le budget participatif, ce ne sont pas les techniciens ou les dirigeants qui tranchent, c'est la population elle-même qui, au travers d'un mécanisme maintenant bien rodé de débats, de consultations et de décisions, définit le montant des recettes et des engagements financiers, décide où seront effectués les investissements et quelles seront les priorités11. » En 2000, ce processus de budgétisation était déjà implanté dans 1200 municipalités sur les 16 000 que compte l'Amérique latine12. Au Québec, aucun processus similaire n'est encore en place. Par ailleurs, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal (Montréal), les citoyens prennent part à un processus consultatif relatif au budget que l'on nomme « budget participatif' », mais ne participent pas à la prise de décisions.

La Ley de participación popular13, votée en 1994 en Bolivie sous la présidence de Sanchez de Losada14, offre un autre exemple de mesures incitant à l'engagement citoyen dans la vie collective.

  « La présente loi reconnaît, promeut et consolide le processus de participation populaire en incorporant les communautés indigènes paysannes et urbaines dans la vie politique et économique du pays15. » Ainsi, dans chaque municipalité bolivienne, les associations de quartier et les communautés indigènes et paysannes sont reconnues comme des organisations territoriales de base (OTB) autorisées à participer à la conception et à la mise en oeuvre du plan de développement de leur municipalité.

La grande révolte indienne conjugue l'affirmation de la diversité culturelle et la défense de la biodiversité. En effet, pour les communautés indigènes, « le territoire et l'environnement sont des éléments essentiels de la représentation du monde, de la communauté et de soi16 ». Les luttes indiennes partent de la base, de l'engagement de tous pour le développement de la communauté. Elles sont animées par des aspirations démocratiques, une démocratie où tous ont le droit et le devoir de participer. Elles défendent la diversité des cultures, le respect de la nature, et contrecarrent la marchandisation des richesses naturelles. Un peu partout en Amérique latine, les peuples autochtones se soulèvent et entraînent dans leur mouvement des étudiants, des écologistes et d'autres alliés. « En Colombie, au Pérou, en Bolivie, au Chili, au Panama, au Guatemala, au Mexique, etc., des communautés indiennes se sont soulevées contre des compagnies d'exploitation du sous-sol, des entreprises forestières, des projets de barrage ou des tentatives de brevetage du vivant17. » C'est pour favoriser l'écodéveloppement de leur milieu de vie et, par ricochet, améliorer la santé des populations que les peuples autochtones se mobilisent.

La façon traditionnelle de voir la coopération internationale veut que les pays dits développés apportent leurs compétences et leurs savoir-faire aux pays dits en développement. Ne serait-il pas temps, à notre tour, de nous inspirer de cette mouvance socioécologique en Amérique latine, afin d'améliorer ou de préserver la santé environnementale de nos milieux de vie?

Ne serait-il pas temps, à l'instar de l'Amérique latine, de développer des mécanismes de participation citoyenne pour nous engager massivement dans l'écodéveloppement de notre société? Ce nouveau mode de développement aurait des retombées non seulement sur la vitalité de notre propre population, mais également sur celle de l'ensemble de la planète. En effet, nos modes de vie ont des impacts sur celle-ci, et ce, manifestement depuis l'avènement de l'industrialisation et de la mondialisation.

 

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Notes :

  1. Alain, Gras, Fragilité de la puissance : se libérer de l'emprise technologique, Paris, Fayard, 2003, p. 22.
  2. William, Dab, Santé et environnement, Paris, PUF, 2007, p. 10. (Coll. « Que sais-je? »)
  3. Philippe Saint Marc et Jacques Janet, L'écologie au secours de la vie, Paris, Frison-Roche, 2004, p. 20.
  4. Il suffit de visionner le film de Gilles Groulx, 24 heures ou plus (ONF, 1970), pour s'en convaincre. Le film ou des extraits peuvent être visionnés sur le site Web de l'Office national du film : www.onf.ca/film/24_heures_ou_plus/.
  5. Ibid., p. 12.
  6. Ibid., p. 13.
  7. Ibid., p. 13.
  8. Philippe Saint Marc et Jacques Janet, op. cit., 394 p.
  9. Titre d'un livre d'Yvon LeBot paru aux éditions Robert Laffont en 2009.
  10. Susan Judith SHIP, Les dommages environnementaux et la santé des Autochtones, Organisation nationale des représentants indiens et inuits en santé communautaire (ONRIISC), http://www.niichro.com/EnvironF/EnviroF1.html.
  11. Raul Pont, « L'expérience du budget participatif de Porto Alegre », Le Monde diplomatique, mai 2000.
  12. Ibid.
  13. La loi de la participation populaire.
  14. Sanchez de Losada a été président de la Bolivie durant deux périodes (1993-1997 et 2002-2003). En 1986, alors qu'il était ministre de l'Économie, il a été chargé de mettre en oeuvre la thérapie de choc (une recette néolibérale) pour freiner l'inflation galopante (27 %) qui frappait le pays. Au prix de coupures dans les programmes sociaux, de privatisation et d'ouverture des marchés qui ont contribué à l'appauvrissement des plus pauvres, la politique économique appliquée a contribué à régler les comptes de l'État.
  15. Denis Rolland, Joëlle Chassin et Hervé Do Alto, Pour comprendre la Bolivie d'Evo Morales, p. 246.
  16. Yvon Le Bot, La grande révolte indienne, Éditions Robert Laffont, Paris, 2009, p. 62.
  17. Ibid., p. 65.