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Au pays du Bout du monde

Au pays du Bout du monde invite les élèves des premier et deuxième cycles du primaire à découvrir les réalités des enfants des pays dits en développement et à réfléchir aux impacts de leur propre mode de vie sur l'environnement et le monde qui les entoure. Composé d'un conte intitulé Fabriqué au Bout du monde et d'un recueil d'activités complémentaires, Au pays du Bout du monde se veut un outil de sensibilisation, de formation, de réflexion et d'action qui poursuit les objectifs suivants :

Inviter l'élève à :

  • découvrir ce que peut être la vie dans d'autres pays ;
  • se sensibiliser aux réalités des enfants des pays dits en développement ;
  • réfléchir sur son mode de vie et ses impacts sur le monde qui l'entoure ;
  • s'intéresser aux jeux et aux façons de jouer des enfants des pays dits en développement ;
  • explorer les conflits de valeurs liés à la problématique des jouets ;
  • poser un regard critique sur sa propre consommation de jouets et sur le gaspillage qu'il en fait ;
  • développer une motivation à chercher des solutions à la problématique soulevée et à s'engager dans l'action.

Par le conte, les élèves accompagneront Moustache et Caroube dans leur voyage au pays du Bout du monde, pays où sont fabriqués leurs jouets. À travers leurs aventures, Moustache et Caroube amèneront vos élèves à découvrir avec eux le mode de vie et les réalités des enfants du pays du Bout du monde.

Le recueil d'activités complémentaires convie les enseignants à identifier les nombreuses portes d'entrée qu'offre le Programme de formation de l'école québécoise pour introduire des éléments d'une éducation à la citoyenneté, à l'environnement et à la solidarité internationale en abordant la thématique des enfants d'ailleurs. Les activités du recueil, conçues pour encourager l'intégration disciplinaire principalement dans les domaines des langues, de l'univers social, des arts et du développement personnel, favorisent le développement de compétences diverses.


Pays dits en développement et pays dits développés

Par souci de commodité, nous utiliserons les expressions « pays dits développés » et « pays dits en développement », pour distinguer les pays économiquement plus pauvres des pays économiquement plus riches, et ce, parce qu'il apparaît de plus en plus clairement que le développement conduit à une impasse.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, des mesures économiques et techniques sont mises en place pour encourager le développement des pays du Sud vers la prospérité matérielle de l'Occident. Ces politiques internationales s'appuient sur les hypothèses suivantes :

  • On suppose que tous les pays doivent suivre la même voie, celle du développement.
  • On suppose que l'enrichissement des pays dits développés n'est aucunement relié à l'appauvrissement des pays dits en développement.
  • On suppose que les ressources naturelles de la planète et sa capacité de support
    sont illimitées.

Or, on peut aujourd'hui constater, après un demi-siècle de ces politiques, que les inégalités mondiales se creusent non seulement entre les pays dits en développement et les pays dits développés, mais également à l'intérieur de chaque pays. Ceci « contribue à rendre toujours moins pertinent l'usage du vocabulaire convenu (pays riches / pays pauvres, pays développés / pays en développement) »1. Il apparaît également évident que la prospérité des plus riches repose sur la misère des pauvres. Par ailleurs, on a aussi pris conscience que la capacité de support de la planète est limitée et que le développement mène inévitablement à la destruction de notre environnement.

1 Gilbert RIST, Le développement, histoire d'une croyance occidentale , cité dans LES RENSEIGNEMENTS GÉNÉREUX. L'idéologie du développement , octobre 2006, [En ligne], [www.les-renseignements-genereux.org/].

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